Travailler dans l’humanitaire

Travailler dans l’humanitaire

Les différents statuts dans l’humanitaire :

Il existe différentes manières de s’engager dans l’humanitaire, et donc différents statuts. Ces derniers se différencient selon la durée de l’engagement, l’existence ou non d’une couverture sociale, ainsi que d’une rémunération. Nous distinguons donc :

Les bénévoles
Les bénévoles ne sont pas rémunérés, et tous les frais supportés liés à cet engagement sont à leur charge. Il n’existe aucune obligation légale rattachée à leurs missions dans leur association : aucun diplôme spécifique n’est requis, et il n’y a pas de minimum d’âge pour être bénévole dans une association. Il s’agit donc d’un engagement moral, et le bénévole peut cesser son engagement quand il le souhaite, sans autres conditions. Il n’a cependant pas de droit de couverture sociale : cette couverture est rattachée à son statut d’origine (étudiant, retraité…).

Les volontaires
Ce statut est lié à un engagement contractuel entre le volontaire et l’association. Ainsi, ce dernier doit respecter les volontés de la structure d’accueil écrites et signées par les deux parties, et pour rompre son engagement il est soumis aux conditions fixées par le contrat. En général, il faut avoir au minimum 16 ans en France et 18 ans à l’étranger pour être volontaire. Comme le bénévole, il n’est pas rémunéré mais son statut ouvre cependant des droits à une couverture sociale.

Les salariés
Il s’agit d’un engagement plus long, ouvrant des droits à une couverture sociale, qui consiste en un travail rémunéré. Les salariés travaillent dans l’humanitaire, et exercent l’une des nombreuses professions du secteur.

Les métiers de l’humanitaires :

Les métiers sont variés dans le domaine de l’humanitaire. Nombreux sont ceux qui souhaitent s’engager au quotidien, dans leur travail, et les profils et professions qui s’offrent à eux sont tout aussi divers.
On distingue tout d’abord les agents de terrain des agents administratifs.

Les agents de terrain :
Ils sont présents dans le pays où se déroule la mission menée, là où agit directement la structure pour laquelle ils travaillent. Ils s’assurent du bon déroulement du projet, et tentent d’optimiser leur impact pour qu’il soit le plus bénéfique possible à la communauté locale. Sur le terrain, on peut aussi bien retrouver des médecins, que des professeurs, ou encore des coordinateurs et chefs de projet.

Les agents administratifs :
Ces derniers travaillent au sein du siège de l’ONG, organisation non gouvernementale. Ils sont dans les bureaux, et assurent le bon déroulement de la mission à distance, en s’occupant notamment de l’aspect financier et logistique de la mission. On retrouve par exemple les fundraisers, les responsables techniques ou encore les analystes financiers.

Il s’agit ainsi des deux grandes catégories de métiers propres au secteur de l’humanitaire. Cependant les besoins sont nombreux, les champs d’action particulièrement larges et donc les profils nécessaires variés sur le terrain. Concrètement, dans le secteur de l’humanitaire, nous retrouvons principalement les professions suivantes :

  • Dans l’éducation

L’éducation des plus jeunes et l’éducation communautaire représentent un pan important de l’action humanitaire à l’international. Agir pour le développement communautaire par l’éducation, c’est contribuer au développement durable. Ainsi nous retrouvons des professeurs et des animateurs spécialisés pour répondre à un faible enseignement reçu dans certaines régions du monde.

  • Dans le médical

De nombreuses ONG agissent pour l’accès aux soins pour tous, et comptent ainsi dans leurs rangs des professionnels de la santé. Parmi eux, nous retrouvons donc des médecins, des infirmiers, mais également des pharmaciens, sage femmes, dentistes… Toutes les professions médicales sont représentées dans le secteur humanitaire, et réparties dans les ONG selon les missions menées et objectifs voulus.

  • Dans la construction

Nombreux sont les projets de construction, de rénovation, notamment dans les régions à risque ayant subi des catastrophes naturelles au cours des dernières années. Que ce soit pour des infrastructures antisismiques ou juste de la reconstruction, sont nécessaires des architectes, de la main-d’œuvre, des professionnels du bâtiment pour mener à bien le projet sur place.

Il existe de nombreuses autres professions présentes sur le terrain, mais ces dernières restent majoritaires. Sur place, les métiers propres à l’humanitaire sont aussi nombreux et variés. Par exemple, chaque projet nécessite un chef de mission humanitaire, ou coordinateur de projet.

Chef de mission humanitaire ou coordinateur de projet

C’est un professionnel de terrain qui a pour rôle d’identifier les besoins et d’analyser au mieux la situation sur place, pour proposer et mettre en place la meilleure stratégie d’action avec son ONG. Il s’agit donc d’une profession qui s’effectue à l’international, où les responsabilités sont nombreuses. Le bon déroulement de la mission repose notamment sur le coordinateur de projet. Ce métier requiert un travail non négligeable dans la logistique, et l’organisation même de la mission. Ainsi, un chef de mission s’engage concrètement auprès des communautés, dans le développement durable, en participant à un projet de A à Z. Pour un premier job en tant que chef de mission, le salaire net s’élève en général entre 1500 et 2000 euros nets d’impôts. Un tel métier requiert tout d’abord une expérience en ONG, en tant volontaire, ou une formation directement sur le terrain dans une structure semblable. La langue anglaise doit être bien maîtrisée, et la polyvalence est une exigence de la profession. Un coordinateur de projet doit avoir des connaissances en gestion, en comptabilité ainsi qu’en logistique. Les formations pour arriver à ce poste sont nombreuses, il n’y a pas de parcours type !

Se former sur le terrain : acquérir des compétences et de l’expérience

Trouver un emploi et faire carrière dans l’humanitaire est possible à l’international. Si l’altruisme et le sens du devoir sont des qualités valorisées dans ce domaine, ce choix ne signifie nullement l’amateurisme et l’ « à-peu-près » : les associations recrutent des candidats dotés de qualités humaines, mais également de compétences.
Pour acquérir ce savoir-faire, quoi de mieux qu’une formation professionnelle à l’étranger au sein d’une ONG ?

Tous ces métiers sont accessibles via différentes formations, comme expliqué ci-dessus. Les avantages de se former en ONG :
De nombreux débouchés
Une grande polyvalence
La possibilité d’évolution au sein d’un même organisme

 

 

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